BIOGRAPHIE KARDKA :

 

 

 

  • Je suis en né en 1965, au mois d’août si les souvenirs de mes parents sont bons. A Rouen, totalement par hasard certainement. Tout comme Flaubert, j’aurais sans doute aimé cette ville si je n’y étais pas né. Et pourtant je ne m’en suis guère échappé… Quelques envolées Lilloises à deux reprises en 1993 et 2005. Des respirations, le confort de l’anonymat total, des rencontres, le retour… Canteleu, Maromme, Rouen, Maromme, Rouen, Petit Quevilly, Rouen, Saint Etienne du Rouvray… J’ai comme qui dirait eu l’agglomération rouennaise nomade. En 2010, j’ai quitté la cité et le quartier pour investir une cabane dans le Pays de Caux.19 mètres carrés de pur bonheur, les pieds dans la terre, la tête dans les nuages.

     

  • J’ai commencé à chanter tout petit parce que c’était comme ça dans la famille. On chantait pour un oui, pour un non et même pour un peut-être. Côté phonographe, rien que du très classique pour l’époque : un peu de jazz assez traditionnel, beaucoup de Brassens, de Brel, de chansons en particulier.

     

  • Première guitare à 10 ans environ. Un flash un été : Un type qui jouait (mal, je le sais aujourd’hui), quelques accords, une voix… et j’ai su tout de suite que pour moi la magie, c’était ça.

     

  • 12/13 ans, premiers démons de la création… Premières chansons, premières émotions…

     

 

  • 14/15 ans : découverte de Michèle Bernard à Lyon et plus particulièrement d’Allain Leprest à Rouen par l’intermédiaire d’un recueil de chansons préfacé par Henri Tachan trouvé chez un bouquiniste. Coup de foudre et évidence : C’est vraiment ça !

     

  • Etudes secondaires à Barentin, totalement secondaires,  passées à noircir des feuilles de centaines de chansons. J’ai pas vu passer le bac.

     

  • Bizarrement, j’étais sportif et prof de tennis, alors la vie ne me semblait pas trop difficile, économiquement du moins.

     

  • C’est à l’âge où beaucoup se révoltent que je suis entré dans le rang. Un boulot de documentaliste, une femme, presque des enfants… La chanson, toujours omniprésente (je continuais d’entasser des tonnes de notes et des tonnes de mots dans mes tiroirs et pas encore dans des oreilles) demeurait une manière de fantasme totalement inavoué et pour tout dire : inconscient !

    Il a fallu une rupture pour que je me demande concrètement ce qui m’importait dans la vie. J’ai trouvé la réponse au bout d’une nuit de plusieurs années.

     

 

  • La chanson ! Désormais, je ne vivrai que pour la chanson ! Bien entendu, il me fallait assumer ma vie matérielle. Je continuais donc mon travail de documentaliste et commençais à me frotter à d’autres oreilles que celles de mes amis. C’était les premiers concerts de « Manouche ». Puisque c’était ainsi que l’on me nommait depuis toujours et que je savais être totalement moi dans chacune de mes chansons, le nom coulait alors de source malgré le peu de rapport entre ma musique et le jazz éponyme. Ces concerts,  très intimistes certes, me donnaient envie d’aller plus loin…

     

  • En 1996, avec les toutes petites possibilités techniques et financières mais l’immense générosité d’une association rouennaise (Vox Créa’son) j’ai pu enregistrer un premier cd : « Chansons à voir ». 18 titres à revoir sans aucun doute, mais même s’il semble anecdotique, ce disque a de l’importance puisqu’il est tombé au hasard de ses diffusions entre les oreilles de Bertrand Liaudet, alors pianiste de talent et reconnu, qui me contacta pour voir si lui, son piano, ma guitare et moi, on pouvait s’entendre…Réponse : oui.

     

 

  • Premières répétitions avec des musiciens professionnels au printemps 1998. Mes années d’écriture et de création m’ont donné une « patte », ont façonné un style… le répertoire se monte alors avec beaucoup de facilité. Premiers studios pour de vrai, premiers enregistrements, premières affiches, premier clash.

     

  • Fin 1998, naissance de « Manouche  le groupe » dans la forme qui sera la sienne jusqu’en 2001. A savoir : Bertrand Liaudet (piano – mélodica - chœur) – Xavier Milhou (contrebasse – chœur) – Vincent Crépel (Batterie – percussions) – Manouche (guitare – chant – paroles et musiques).

     

  • Après nous être frottés au public de Rouen et de l’agglomération, nous enregistrons en décembre 1999 un cd 7 titres intitulé : « Comme un p’tit bonheur ». Le cd est très bien accueilli et franchit les frontières régionales à l’occasion de tournées (plus spécifiquement en Bretagne). Je suis accompagné par des musiciens expérimentés et rompus aux musiques improvisées ce qui fait alors de chacun de nos concerts un spectacle nouveau.

     

  • France Bleu Haute-Normandie nous repère et nous signons un partenariat courant 2001. C’est sans aucun doute une année charnière et décisive quant à l’avenir immédiat de ce répertoire qui commence à être écouté par un public de plus en plus nombreux (passages sur France 3 Normandie-Rouen – passages sur France Inter et de Nombreuses autres Radios – Podium Fnac fête de la musique 2001…).

     

  • Après de nombreuses dates avec une équipe en partie remaniée (Franck Terrier avait remplacé Bertrand Liaudet au piano) nous entamons, comme stipulé dans notre contrat radiophonique, le très célèbre concours réservé aux Auteurs-Compositeurs-Interprètes et organisé chaque année par Radio France à Périgueux. Nous arrivons jusqu’en finale… « La Truffe » est attribuée aux « Mauvaises Langues » de Lille. Le permis de chanter ne nous a pas été accordé, l’équipe déjà moribonde s’écroule définitivement (…ou presque) au retour de Périgueux. C’est assez vide que j’en suis revenu mais tout de même riche de ma rencontre avec Yves Jamait lui aussi participant malheureux de ce concours… malheureux.

     

  • J’honore mes contrats de début de saison 2001/2002 seul en scène, avec ma guitare et ma voix… Le retour aux sources est radical mais bien perçu. Cependant le cœur n’y est plus. Début 2002, je raccroche mes chansons au clou et décroche… d’un peu tout. Le doute et le vide s’installent.

     

  • Mais faut manger… Le tennis n’étant plus qu’un très vague souvenir depuis une bonne dizaine d’années il me fallait trouver un autre moyen pour m’alimenter et vivre avec mes congénères. C’est ainsi, et quand même vachement par envie, que je me suis mis à animer des ateliers d’écritures (de chansons…) auprès de différents publics (enfants, ados, adultes) dans des centres socioculturels, des écoles, des structures éducatives…

     

  • 2004, Voilà Clochette ! La rencontre d’une Fée un soir. Une promesse de concert à Lille après quelques chansons « offertes »… Et sans le savoir du tout à ce moment là, la machine était de nouveau en route.

     

  • Fin 2004 : Enregistrement du récital Guitare-Chant « Les Belles Amoureuses ». Création d’un livret-disque illustré par Maxime Richard et création parallèle de Candy Production par Sylvie Savignac, organisatrice du récital, productrice de l’album et Fée de circonstance. Production d’un cd 5 titres tiré du récital et destiné à faire tourner un duo à venir.

     

  • Recherche de l’instrumentiste qui allait m’accompagner. Le choix s’établit en décembre 2004. Je ne voulais pas rééditer l’expérience de la « grosse formule » à ce moment-là, conscient que j’avais encore du chemin à faire. Alors, je choisis de travailler avec un multi-instrumentiste (contrebasse, violoncelle et scie musicale). Malgré de grosses difficultés musicales apparues au fur et à mesure de notre collaboration nous nous produisons régulièrement sur la région Lilloise et sur Paris. Mais ce duo ne me contente pas et ne m’offre réellement pas de perspectives d’avenir. Alors, une fois encore, c’est dans la douleur que je me sépare de mon compagnon de scène en décembre 2006 pour me lancer dans un nouveau pari : remonter une formation et enregistrer un vrai-beau-disque.

     

  • Reprise de contact avec les amis de la première expérience et remplacement du piano par l’accordéon dont le spectre musical émotif me semblait davantage correspondre à mes attentes. Sept répétitions plus loin (temps d’arrangement des chansons compris), Xavier Milhou, Vincent Crépel, Eric Saunier et moi entrions en studio à l’Auditorium de Saint Ouen pour y enregistrer un album en prise directe. Deux jours plus tard, 14 morceaux étaient en boite, près à être mixés. La mise à plat était prometteuse mais il me restait un titre à enregistrer : une chanson au piano, « hommage » à mon ancien pianiste, arrangée et interprétée par un maître : Raphaël Drouin et intitulée les « Les Doigts Crochus ».

     

  • Six mois et quelques séances de mixage plus tard (janvier 2008),  l’album : « La Moindre des Choses » sortait enfin d’usine.

     

  • Mais vendre le spectacle d’un « inconnu » comprenant 5 musiciens et un technicien ne s’improvise pas. Alors, pour jouer, pour faire vivre « Kardka», une formule duo bien moins coûteuse est mise en place. Raphaël Drouin, comme il l’a fait pour Jean Guidoni,  accepte de m’accompagner et vient faire vibrer d’un talent à nul autre pareil mon répertoire.

     

  • En septembre 2008, mon téléphone sonne. C’était Jo Mazure, créateur et directeur d’Alors Chante, le célèbre festival de Montauban. Deux semaines plus tard Raphaël et moi jouons dans le hangar agricole d’une ferme du sud-ouest. Un hangar frigorifique mais plein d’un public chaleureux qui nous réserve un merveilleux accueil. Nous n’avons plus qu’à attendre que le téléphone resonne pour savoir si nous sommes sélectionnés pour les très prisées « Découvertes » d’Alors Chante.

     

  • Début 2009, les choses s’accélèrent. Nous sommes sélectionnés pour jouer à Montauban. Nous apprenons par la même occasion que font partie de la sélection : Zaza Fournier, « L », Carmen Maria Vega… C’est pas gagné. En Mars 2009, grâce à l’équipe de l’Espace Beaumarchais de Maromme (76), nous bénéficions d’une résidence qui nous permet enfin de travailler le répertoire dans la formule qui nous faisait le plus envie, à savoir : en quintet. Concert avec les Blaireaux dans cette même salle, concert au Sentier des Halles. Monsieur Levaillant lui-même nous invite à partager une heure sur France Inter « Sous les étoiles exactement ».

     

  • Décidément, c’est à croire que le sud-ouest ne nous porte pas chance. Après Périgueux c’est à Montauban de ne pas nous sourire. Carmen rafle tout partout où elle passe cette année-là… C’est perdu. Malheureusement, « Candy Production » qui nous soutenait jusqu’alors doit cesser son activité à la fin de l‘été. Le Quintet bien qu’éphémère fut une belle aventure. Une chose demeurait sûre : les chansons séduisent, parlent. C’est pourquoi, malgré la perte de Candy Production, nous finissons la saison et commençons la suivante, Raphaël et moi, en nous produisant régulièrement dans les cafés-concerts et cabarets parisiens, notamment au théâtre de l’Essaïon pendant tout le mois de septembre.

     

  • En 2010, un peu par pari et beaucoup par envie, un nouveau duo voit le jour avec Mon ami Xavier Milhou à la contrebasse et au sampler. Quelques concerts plus loin, Yves Jamait, nous invite sur sa scène.

     

  • En 2011, nous partageons le plateau de Beaumarchais avec Manu Gallure. Puis nous enchainons sur pas mal de concerts plus ou moins intimistes. Nous ne mènerons pas au terme notre projet d’album par faute de temps.

     

  • Fin 2013, nait un projet d’album Piano-voix. A ce moment-là je vois cet album comme une sorte de beau point d’orgue à une drôle de carrière. Malheureusement, l’immense ami et encore plus incroyable pianiste avec lequel devait se faire ce projet décède au début du printemps 2014.

     

  • Eté 2014, je relance le projet initial avec un autre musicien hors du commun, Artem Nyzhnyk. Il est Bayaniste. Sans doute le plus grand musicien vivant que je connaisse. Le souci c’est qu’il est Ukrainien, que l’Ukraine est en guerre et que… Mais on ne fait pas ces métiers-là quand on n’aime pas les défis.

     

     

     

     

     

    -

     

    Kardka

     

     

     

 

SUIVEZ-NOUS

Retrouvez-nous sur le plus célèbre des réseaux à moins que, comme moi, vous ne préfériez le bistro, mais ce sera moins facile...